Un relevé kilométrique tenu à la main coûte de l'argent

En France, les frais de voiture personnelle peuvent être évalués avec le barème kilométrique (une option aux frais réels, pas une obligation). Il donne un montant annuel qui dépend de la puissance fiscale, de la distance professionnelle de l'année et de la motorisation. Un kilomètre qui ne figure pas dans le relevé réduit cette distance, donc le montant — pour la limite des indemnités de l'employeur comme pour les frais réels. Voici une estimation : déplacez les curseurs selon votre cas.

Le prix d'un relevé kilométrique tenu à la main

estimation, pas une mesure
≈ 150–300 € et 11–22 h par an

à peu près ce que valent au barème les kilomètres qu'un conducteur oublie en un an lorsqu'il note ses trajets de mémoire

Kilomètres non notés
150–300 € par an
5 à 10 % des kilomètres professionnels ne figurent jamais dans un relevé tenu de mémoire : petits trajets, arrêts en route, « je le noterai plus tard ». Soit 420–840 km par an, à environ 0,357 € par kilomètre selon le barème.
Temps passé à noter
11–22 h par an
≈ 220–440 € au salaire horaire moyen (20,13 € de l'heure). Aucun texte que nous avons lu n'impose de forme ni de relevé du compteur à chaque trajet : il faut pouvoir justifier la distance, les jours et le caractère professionnel des déplacements.
700 km
40

Déplacez les curseurs selon votre cas : l'estimation se recalcule.

Risquehors total

Sans justificatif des kilomètres, les indemnités kilométriques de l'employeur entrent dans l'assiette des cotisations sociales ; aux frais réels, l'administration peut limiter la déduction au barème appliqué à la seule distance justifiée, si vous ne justifiez pas de frais plus élevés. Le montant dépend de chaque situation : pas de chiffre unique.

Comment l'estimation est calculée et sur quoi elle repose

C'est un modèle, pas une statistique d'Odoma Tracker. Les données anonymes de l'application ne distinguent pas les kilomètres professionnels des kilomètres privés : nous ne pouvons pas mesurer ces pertes directement, et nous ne le prétendons pas. La fourchette va du scénario prudent au scénario central ; les scénarios hauts ne sont pas montrés.

  • Kilomètres non notés — 5 à 10 % du kilométrage professionnel. Là où des carnets de trajets ont été comparés au GPS, 7,4 % des trajets étaient absents du carnet (Sydney), 10,0 % (Kansas City) et environ 11 % des trajets motorisés (Melbourne) ; les trajets courts et les arrêts intermédiaires sont le plus souvent perdus, et les déplacements professionnels sont les plus mal notés. Il s'agissait de carnets tenus pendant une journée, sans enjeu financier, et non d'un relevé mensuel dont dépend un paiement : une transposition par analogie, c'est pourquoi nous prenons le bas de la fourchette.
  • Montant en euros — barème kilométrique d'une voiture thermique de 5 CV, pris comme exemple (arrêté du 27 mars 2023 : applicable depuis l'imposition des revenus de 2022, en vigueur depuis le 8 avril 2023, sans date de fin ; vérifié le 27 octobre 2026) : les kilomètres oubliés réduisent la distance annuelle, et le montant est recalculé avec la formule de la tranche — environ 0,357 € par kilomètre oublié avec les valeurs choisies. Pour l'employeur, le barème est une limite d'exonération, pas un montant à verser. Aux frais réels, ce montant est une déduction du revenu imposable, pas une somme versée : la perte réelle est l'impôt correspondant, et elle est nulle si la déduction forfaitaire de 10 % reste plus favorable.
  • Temps — 1 à 2 minutes par trajet et 15 à 30 minutes par mois pour la vérification du relevé. C'est notre hypothèse : nous n'avons trouvé aucune mesure publiée pour les relevés de trajets et nous n'utilisons pas les chiffres des éditeurs de logiciels. Les textes demandent de pouvoir justifier la distance, les jours et le caractère professionnel des trajets ; aucun texte que nous avons lu n'impose de forme.
  • Valeur d'une heure — 20,13 € : salaire horaire brut moyen, France, 2022, entreprises de 10 salariés ou plus (Eurostat, enquête sur la structure des salaires).
  • Risque — sans justificatif, les indemnités kilométriques entrent dans l'assiette des cotisations (Bulletin officiel de la sécurité sociale) ; aux frais réels, la déduction peut être limitée au barème de la distance justifiée. Pas de chiffre unique.

Un relevé tenu à la main se trompe dans les deux sens. Dans la même étude de Sydney, les distances déclarées de mémoire dépassaient en moyenne de 9,7 % les distances mesurées — pour un employeur, c'est un trop-versé. Sur l'ensemble des participants, les deux effets se compensaient presque (42,8 contre 42,4 km par personne et par jour), mais aucun conducteur ne peut compter là-dessus sur un mois donné.

Ce que l'estimation laisse de côté

  • Les motos et les cyclomoteurs : ils ont leurs propres barèmes, avec des tranches à 3 000 et 6 000 km.
  • Les péages, le stationnement et les intérêts d'emprunt : ils ne sont pas compris dans le barème et se justifient à part.
  • La limite de 40 km du trajet domicile-travail aux frais réels et la réintégration des indemnités de l'employeur.
  • Le régime micro-BNC : l'abattement forfaitaire couvre toutes les charges, les kilomètres ne se déduisent pas à part.
  • La voiture de fonction (véhicule de l'employeur utilisé aussi à titre privé) : autre mécanisme, l'avantage en nature.

Sources

L'estimation n'est pas un conseil fiscal ou comptable et ne promet rien : votre résultat dépend de la façon dont vous tenez votre relevé aujourd'hui. Une erreur dans les hypothèses ? Écrivez-nous et nous la corrigerons.

Vérifiez-le sur vos propres trajets

L'application Odoma Tracker est gratuite, sans compte ni abonnement. Conduisez comme d'habitude pendant une semaine et comparez son relevé avec le vôtre.